
Viens le soir. Moment d’apaisement où la fatigue prend le dessus. C’est à cet instant que notre corps humain méticuleusement programmé nous rappelle qu’il est l’heure d’aller dormir afin que nous puissions reprendre nos forces et l’énergie pour réussir à tenir sur nos deux jambes la journée prochaine qui nous attends.
Bien que ça soit un moment de repos pour la masse musculaire, le cerveau lui, contrairement à ce que l’on pourrait penser, reste toujours en marche. C’est par ailleurs, le moment où il travaille le plus et utilise une quantité importante de glucose.
Le sommeil est un élément vital qui doit lui aussi être régulé, et hormis sa simplicité extérieure, les recherches profondes ne cessent de croître à ce sujet. Pour l’accompagner, un autre phénomène, ou plutôt un épiphénomène humain se produit, ce que certains appellent un voyage nocturne ou juste une vision… les rêves.
En tant que rêveuse avec une forte mémoire onirique ( terme scientifique utilisé dans les études sur le sommeil pour désigner une personne dompté sur la capacité de se souvenir de ses rêves ), ce sujet m’a suscité beaucoup de curiosité et d’interrogations, voici pourquoi après de nombreuses recherches, je suis ravie de partager ceci.
C’est en effet bien plus que ce que l’on pense. Les « voyages de nuits », bien qu’ils soient appelés : Rêves, cauchemars, lucides, prémonitoires… ont-ils au fond tous un message à nous transmettre ?
Pourquoi rêve t-on ?
Il est vrai que dans la majorité des cas, nous avons étés élevés sans même nous demander d’où vient ce phénomène et la capacité de « voir la nuit ». C’est un mécanisme cervical que l’on vit, auquel on est habitués, mais sans pourtant l’approfondir dans ses réelles fonctions.
Alors pourquoi ?
- La fonction de l’évolution : Théorie de la simulation de la menace (TSM)
Essentiellement, cette théorie est basée sur l’idée selon laquelle le rêve a évolué en un mécanisme permettant de simuler les évènements menaçants de notre réalité, et de mettre à l’essai les moyens possibles de les éviter ou d’y survivre. Sûrement, l’une des raisons pour lesquelles jusqu’à ce jour, certains rêves présentent un contenu psychologiquement ou physiquement menaçant. D’après ce modèle, le cerveau crée un « monde virtuel » dans lequel on peut percevoir différentes menaces et mettre en pratique des comportements adaptés à ces dangers.
*La plupart des gens expriment ne pas réussir à bouger, courir ou même émettre un son durant des rêves à danger présent. Est-ce alors une préparation plutôt mentale que physique ?
Selon une variante plus récente de ce modèle, les rêves sont devenus un moyen d’explorer et d’imaginer des simulations d’interactions sociales. Les rêves auraient ainsi contribué au succès de nos ancêtres sur le plan de la survie, en renforçant les compétences sociales pendant leur temps de sommeil. En ce sens, le rêve peut être considéré comme une fonction cérébrale automatique qui permet, d’une certaine manière, de mettre en pratique des comportements adaptés, ainsi qu’on le ferait intentionnellement par des techniques de visualisation pendant le temps d’éveil.
2. Les rêves permettent de réguler les émotions et résoudre les problèmes
Pour certains cliniciens et chercheurs, les rêves sont une forme de « thérapie nocturne ». Ils ont tendance à aider à l’intégration des expériences émotionnelles personnelles, et surtout, les émotions néfastes dans la sécurité du sommeil. À ce titre, ils peuvent être considérés comme un mécanisme naturel de gestion du stress et de régulation émotionnelle.
En réalité, aucune théorie scientifique approuve complètement pourquoi rêve t-on. Durant les 10 dernières années, les chercheurs ont effectué un travail considérable à ce sujet, d’où j’en ai tiré les explications les plus fréquentes.
Et alors, si les rêves n’ont en fait aucune fonction biologique ? Comment devons nous les interpréter ?
La théorie de Freud
Sigmund Freud est un neurologue autrichien, fondateur de la psychanalyse et considéré comme l’une des plus grandes figures intellectuelles du XXème siècle. Auteur de plusieurs ouvrages connus ( « Le moi et le ça » , « Cinq leçons sur la psychanalyse »….) dont, celui qui nous intéresse particulièrement : « L’Interprétation du rêve », publié en 1900.
Dans ce livre, Freud explique son questionnement sur les rêves, ses démarches, son analyse sur ses propres visions nocturnes, ainsi que celles de ses patients. Il en a conclu plusieurs théories centrales :
1. Les rêves sont l’expression des désirs inconscients :
Les rêves sont l’objet des désirs inconscients refoulés. Ils forment le pont de communication entre l’inconscient et les désirs.
2. Les rêves sont des compromis :
Les désirs inconscients ne peuvent être exprimés de manière consciente ou lucide. Les rêves sont donc des filtres instaurés entre ces désirs et les barrières psychologiques qui empêchent d’être exprimés de manière directe.
3. Le rêve est structuré :
Freud a divisé le rêve en deux parties principales :
Le contenu manifeste : notre mémoire du rêve
Le contenu latent : la signification du rêve.
4. Les rêves ont une signification symbolique :
Les rêves sont souvent riches de symboles qui représentent certains désirs inconscients. Par exemple, rêver de perdre ces dents peut symboliser une prise de décision cruciale ou exprimer une crainte profonde.
(Il est important de garder à l’esprit que les interprétations restent aussi variées que les contenus des rêves eux-mêmes. Chaque rêve est personnel et les circonstances qui l’entourent sont le miroir de vos préoccupations intimes.)
5. Le rêve est un accès à l’inconscient :
Il croyait que l’on pouvait accéder aux désirs inconscients et mieux comprendre les motivations d’un individu grâce à l’interprétation des symboles et le contenu latent des rêves.
Suite à ses théories, on peux conclure que Freud avait une vision du rêve purement psychologique lié à notre inconscient, un canal qui nous permet de mieux s’explorer, et pour finalement, permettre à acquérir une meilleure réflexion, et compréhension de soi et de ces désirs.
Effectivement, je fais partie des gens qui soutiennent la théorie que nos rêves sont des messages précieux que notre cerveau inconscient essaye de nous transmettre, et réussir à les interpréter, en devient tout un art.
Je trouve tout de même que les rêves sont souvent sous-estimés. On les réduit souvent à des simples images sans importance produites par le cerveau pendant le sommeil, alors qu’ils peuvent révéler des émotions, des peurs, conflits intérieurs, et même des clés à de nombreux questionnements, auxquelles on n’a pas forcement accès dans l’état conscient de nous même. Sans forcément leur attribuer une vérité absolue, je pense qu’ils méritent d’être pris en compte, car ils nous révèlent parfois, ce que notre conscience refuse ou n’arrive pas encore à formuler.
Malgré tout, il existe un phénomène qui continue de m’interroger, celui des rêves appelés « prémonitoires ». La science n’a à ce jour, toujours pas réussi à trouver une explication à pourquoi certaines personnes prétendent d’avoir rêvé d’un événement avant qu’il ne se produise réellement. Certains évoquent des coïncidences, l’intuition ou encore de la capacité inconsciente du cerveau à anticiper certaines situations à partir de détails perçus, sans que nous en ayons conscience. Pourtant, malgré ces hypothèses, le mystère demeure encore aujourd’hui.
Cela soulève alors une question, et si les rêves prémonitoires étaient liés à quelque chose de plus spirituel que l’on ne le pense ?